Lorsqu’un cas d’hantavirus est identifié, les autorités sanitaires cherchent à comprendre l’origine probable de l’exposition. Le “cas de départ” ou le point de départ d’un foyer correspond souvent à une exposition à des rongeurs infectés ou à un environnement contaminé par leurs urines, excréments ou salive.
L’OMS rappelle que l’infection humaine par hantavirus est principalement acquise par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés, ou par contact avec des surfaces contaminées. Les expositions surviennent notamment lors du nettoyage de bâtiments infestés, mais aussi lors d’activités dans des zones rurales, forestières, agricoles ou fortement exposées aux rongeurs.
Dans un foyer classique, les enquêteurs recherchent donc plusieurs éléments : présence de rongeurs, lieux fréquentés par la personne malade, activités de nettoyage ou de bricolage, exposition en milieu rural, séjour dans une zone connue pour abriter des rongeurs réservoirs, et délai entre l’exposition probable et les premiers symptômes.
Le virus Andes nécessite une attention particulière, car il peut, plus rarement, se transmettre d’une personne malade à une autre personne lors de contacts rapprochés. Le CDC indique que cette transmission peut inclure un contact physique direct, une exposition prolongée dans des espaces clos ou une exposition à des fluides corporels d’une personne malade.
La surveillance des cas repose sur l’identification rapide des personnes malades, la confirmation biologique, l’analyse des contacts et la prévention de nouvelles expositions. L’OMS indique qu’en période de foyer ou de suspicion, l’identification précoce, l’isolement des cas, le suivi des contacts proches et l’application de mesures de prévention sont importants pour limiter la propagation.

